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L'aigle bateleur nommé également "bateleur des savanes" ou "bateleur à queue courte" (Theratopius ecaudatus ou Terathopius ecaudatus) est un oiseau diurne appartenant à l'ordre des
Accipitriformes (anciennement Falconiformes) et à la famille des Accipitridés (Accipitridae).
L'Aigle bateleur n'est pas un rapace européen. L'Aigle bateleur est indigène de l'Afrique centrale et de l'Afrique de l'est où il est commun. On peut observer l'aigle bateleur dans les grandes
plaines, les semi-déserts, la savane arborée et les bushes épineux de la savane africaine. En montagne on peut l'observer jusqu'à une altitude supérieure à 4000 mètres.
L'aigle bateleur adulte mesure 70 centimètres, parfois même 80, pour une envergure allant jusqu'à 180 centimètres. Le mâle est plus léger que la femelle. En effet, il pèse environ 2 kilogrammes
tandis que la femelle peut atteindre 3 kilogrammes. Ce dimorphisme sexuel se retrouve également au niveau de la taille puisque la femelle est un plus grande que le mâle.
La longévité moyenne de l'aigle bateleur est de 35 ans, mais certains individus peuvent atteindre 40 ans.
L'aigle bateleur malgré sa queue courte (8 à 10 centimètres) qui ne peut pas lui servir de balancier ou de gouvernail (d'où son surnom de "bateleur à queue courte") est un très bon voleur qui
peut parcourir quotidiennement jusqu'à 400 kilomètres avec des vitesses de pointe atteignant 80 km/h. Doté d'une vue remarquable, il est capable de détecter des carcasses passées inaperçues par
les autres prédateurs.
L'aigle bateleur mâle est pour moi le plus beau des
aigles, celui qui possède le plus beau plumage. Le dos de l'aigle bateleur mâle est roux, sa queue est plutôt marron/roux, le dessus des ailes est noir tandis que le dessous des ailes est marqué
de blanc. Les épaules sont marron/gris. La tête est noire et la peau autour du bec est rouge vif. La femelle est moins colorée, comme souvent chez les oiseaux. Ses épaules sont plus grises que
celles du mâle.
Lors de la parade nuptiale l'aigle bateleur se surpasse : chandelles, piqués, acrobaties, toute la panoplie y passe afin de séduire sa partenaire. Le nid, composé de branchages, est construit par
le couple, généralement à la fourche la plus haute d'un grand arbre, assurant une vue dégagée. La femelle y pond un seul et unique œuf et le couve seule, jour et nuit, durant une cinquantaine de
jours. Pendant tout ce temps, c'est le mâle qui lui apporte sa nourriture. Le jeune restera au nid de trois à quatre mois mais ne quittera ses parents que 4 mois après son premier envol. Le jeune
aigle bateleur n'atteindra sa maturité sexuelle que vers l'âge de 7/8 ans.
La nourriture de l'aigle bateleur se compose de petits rongeurs et autres mammifères de petite taille, d'oiseaux, de gros insectes, de reptiles, ainsi que de charognes. On prétend même qu'il
s'attaque avec succès aux antilopes et que dans certaines circonstances il obligerait les vautours à régurgiter leur nourriture pour s'en accaparer.
Compte tenu de son alimentation assez variée, l'aigle
bateleur semble peu menacé dans les grandes réserves africaines. Cependant, sur le reste de son aire de répartition l'aigle bateleur souffre de la diminution de son habitat, comme beaucoup
d'autres espèces, mais aussi de la chasse et parfois d'empoisonnement (pesticides notamment). Comme prédateur naturel, l'aigle bateleur n'a à craindre que les rapaces plus gros que lui, mais ce
sont principalement les jeunes encore au nid qui sont menacés.
Je vous livre le nom de l'aigle bateleur dans diverses langues. En allemand aigle bateleur se dit : Gaukler, en anglais : bateleur ou bateleur eagle, en danois : gøglerørn, en espagnol : águila
volatinera ou águila bateleur, en estonien : klounkotkas, en finnois : liitokotka ou klovnikotka, en féroïen : gyklørn, en hongrois : bukázó sas, en islandais : lodda, en italien : falco
giocoliere, en japonais : darumawashi, en lituanien : raudonskruostis gyvatėdis, en néerlandais : goochelaar, en norvégien : gjøglerørn, en polonais : kuglarz, en portugais : águia-sem-rabo ou
águia-bailarina, en russe : Скоморох, en slovaque : hadiar krátkochvostý, en slovène : glumaški orel, en suédois : gycklarörn, en tchèque : orlík kejkliř et enfin, en turc : kuyruksuz kartal.
Les photos qui illustrent ce texte ont été prises au Rocher des Aigles à Rocamadour, un des rares parcs zoologiques à réussir de façon régulière la reproduction de l'aigle bateleur.
Voir aussi : le harfang des neiges | le faisan de Colchide | les pélicans | le guide des chants d'oiseaux |
la huppe fasciée | la perruche souris | le vautour fauve | chouettes et hiboux | les corbeaux | le fou de Bassan | le grand albatros | le
macareux moine | les hirondelles | les oiseaux de mon jardin | le vautour percnoptère |
Kriss de Niort, le 21 août 2007
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