Le gazé
Piéride de l'aubépine
Aporia crataegi
Le gazé appelé également piéride de l'aubépine (Aporia crataegi) est un papillon (lépidoptère) diurne (rhopalocère) appartenant à la famille des piéridés (Pieridae), à la sous famille des Pierinae et au genre Aporia.
Nos voisins italiens l'appellent "Pieride del biancospino", les allemands Baumweißling (Baumweissling), les néerlandais "Groot Geaderd Witje", les anglais "Black-veined White", les espagnols "Blanca del majuelo", les norvégiens "hagtornsommerfugl", les suédois "Hagtornsfjäril", les finlandais "Pihlajaperhonen", les danois "Sortåret hvidvinge" et les russes "Боярышница".
Le gazé est un grand papillon dont l'envergure peut aller jusqu'à 35 millimètres. L'imago (adulte) est visible du mois de mai jusqu'au mois de juillet, jusqu'à une altitude pouvant dépasser les 2000 mètres. Il n'y a qu'une seule génération de gazé par an (on dit qu'il est univoltin).
Le gazé est présent dans une grande partie de l'Europe et en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie). On trouve également le gazé en Corée et au Japon.
Dans certaines régions, le gazé est en régression, notamment à cause de l'arrachage des haies, et de l'usage inconsidéré des insecticides. En Ile de France, un arrêté ministériel du 22 juillet 1993 interdit en tout temps, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la préparation aux fins de collection ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat.
Le gazé est facilement reconnaissable parmi les autres piérides, notamment par sa taille, mais aussi par ses ailes blanches, parfois légèrement jaunâtres aux nervures noires, bien visibles. Chez les spécimens âgés, les ailes peuvent devenir transparentes, avec un aspect parcheminé. On assiste parfois à des regroupements de dizaines d'individus au sol.
Le gazé fréquente les allées forestières, les clairières et lisières de forêts, les prairies. Ses plantes de prédilection sont généralement des rosacées, notamment l'aubépine et le prunelier ainsi que des arbres fruitiers (pommier, prunier...). On peut également le rencontrer sur d'autres plantes : chardons, orchidées... En fait, l'imago est moins regardant que sa larve.
Après accouplement (en opposition), la femelle pond ses œufs jaunes, en amas de plusieurs dizaines sur la face supérieure des feuilles de la plante hôte (généralement aubépine ou prunelier). Les chenilles se développent sur la plante hôte et si elles sont nombreuses, elles peuvent la défolier totalement. A l'approche de l'hiver, les chenilles se regroupent dans une poche de soie et y restent à l'abri jusqu'au printemps.
La chenille au dernier stade atteint 35 millimètres. Le dessus du dos est parcouru de bandes jaune/orange et noires. Les soies dorsales sont brun/rouge tandis que les soies ventrales sont plutôt gris clair. La tête est noire. La chrysalide est jaune et blanche, parsemée de taches noires.
Voir aussi : les chenilles | le paon du jour | le citron | le flambé | la chenille processionnaire du pin | la petite tortue | la cucullie de la camomille | le cossus gâte bois | l'apollon | le vulcain | le carte géographique |
Kriss de Niort, le 31 juillet 2007



C'est pas pour te contredire mais "Ici" je les vois toujours sur des luzernes et des trèfles.