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La corydale jaune (Pseudofumaria lutea, Syn. Corydalis capnoides), est une plante angiosperme dicotylédone, vivace, herbacée, appartenant à l'ordre des
Papaverales (Rhoeadales), à la famille des fumariacées (Fumariaceae) et au genre Pseudofumaria. Dans la classification phylogénétique la corydale jaune est rattachée à l'ordre des Ranunculales.
Certains auteurs la classent dans la famille des papavéracées (Papaveraceae).
Il existe plus de 300 espèces de corydales que l'on retrouve essentiellement dans les régions tempérées de l'hémisphère nord. Outre la corydale jaune, on trouve en France la corydale creuse
(Corydalis cava), la corydale à bulbe plein (Corydalis solida), la corydale intermédiaire (Corydalis intermedia), la corydale aux fleurs de lait (Corydalis ochroleuca), la corydale pumila
(Corydalis pumila), la corydale bleue (Corydalis flexuosa)...
La corydale jaune possède de nombreux noms latins en sus de ceux que je vous ai donnés : Borckhausenia lutea, Capnites ochroleuca, Capnoides lutea, Corydalis lutea, Fumaria capnoides, Fumaria
lutea, Neckeria lutea. Cette profusion de dénominations marque bien l'intérêt qui a été porté sur cette plante. Cependant, son nom binominal officiel est bien Pseudofumaria lutea.
En France la corydale jaune possède plusieurs noms vernaculaires, parmi lesquels : fumeterre (ne pas retenir, nom trop générique prêtant à confusion), faux-fumeterre, fumeterre jaune...
En Europe, cette plante est bien connue, et je vous livre ici son nom dans quelques langues étrangères. En Allemagne, la corydale jaune s'appelle Gelber Lerchensporn, en Grande Bretagne, c'est
Yellow Corydalis, rock fumewort ou Yellow Fumitory, aux Pays Bas, c'est Gele helmbloem, au Danemark c'est Gul Larkespore, en Italie c'est Colombina gialla, en Pologne c'est zolta kokorycz, en
finnois c'est Keltakiurun kannus... J'arrête là, la liste pouvant être longue.
La corydale jaune est une plante hémicryptophyte (les bourgeons subsistent au ras du sol pendant la mauvaise saison tandis que les parties aériennes se dessèchent et disparaissent totalement),
rustique qui possède des feuilles fines, composées, vert pâle sur le dessus et glauques dessous.
La corydale jaune fleurit d'avril/mai jusqu'en septembre. L'inflorescence est une grappe composée de fleurs hermaphrodites tubulaires jaunes, constituées de deux lèvres, dont le pétale supérieur
possède un éperon court, recourbé. Du point de vue botanique la fleur de la corydale jaune se compose de deux sépales, 4 pétales et 2 étamines. La fleur possède une symétrie bilatérale
(zygomorphe). Le fruit de la corydale jaune est une capsule qui ressemble un peu à gousse.
La corydale jaune est une plante rustique, au port buissonnant, assez rare, que l'on trouve souvent sur les vieux murs, les talus ou les fossés où elle forme des touffes pouvant mesurer jusqu'à
40 centimètres de haut pour 30 centimètres de large. Elle est présente dans une bonne partie de l'Europe, mais absente par exemple de la région méditerranéenne.
Aussi paradoxal que ça puisse paraître la corydale jaune affectionne autant les vieux murs que les sols humifères léger, drainants, plutôt neutres ou pas trop alcalins. C'est une plante
héliophile (qui préfère les emplacements ensoleillés) mais qui croît également à mi-ombre.
La corydale jaune est considérée comme plante toxique en raison notamment des alcaloïdes contenus dans ses racines, qui seraient à l'origine de troubles nerveux.
Voir aussi : le raisin d'Amérique | les orties | les
solanacées | les digitales | les linaires | la
chélidoine des murs | la belladone | le perce neige | l'aconit Napel | la stellaire holostée | le lamier jaune |
Kriss de Niort, le 04/07/2007
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