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Le carte géographique (Araschnia levana) est un papillon appartenant à la famille des nymphalidés (Nymphalidae), à la sous famille des Nymphalinae, et au genre Araschnia.
La famille des nymphalidés (Nymphalidae) se compose d'environ 70 espèces en Europe alors qu'il y en a plus de 5000 dans le monde. La caractéristique des nymphalidés c'est qu'ils n'utilisent que quatre pattes pour marcher, la première paire de pattes étant réduite.
Le carte géographique est un papillon diurne (rhopalocère) dont l'aire de répartition est eurasiatique, mais qui est absent dans le nord de l'Europe, mais présent par exemple au Japon. On le trouve jusqu'à une altitude de 1500/1600 mètres. Le carte géographique fréquente les lisières de bois, les près humides et le bord des ruisseaux. Le carte géographique, principalement le mâle, fait parfois des excursions dans des endroits plus chauds et secs.
Son envergure varie de 28 à 40 mm, sans dimorphisme sexuel. Par contre il existe chez cette vanesse, un dimorphisme plus rare : le dimorphisme saisonnier. En effet, il y a deux générations de carte géographique par an, et leur livrée est très différente. Le mâle, assez vindicatif et territorial, n'hésite pas à chasser les intrus de son territoire.
La génération printanière du carte géographique (dont la chrysalide a hiverné) vole en avril/juin et présente des ailes brun/jaune, noires et blanches. La deuxième génération du carte géographique (nommée prorsa ) est plutôt brun/noir avec des ailes marquées par des bandes blanches, voire jaunâtres et vole de juillet à septembre. Il existe une forme porima, plus rare où les bandes sont fauves au lieu de blanches. Cette dernière forme correspond à une troisième génération qui se produit rarement (éclosion prématurée de chrysalides devant normalement hiverner, généralement à cause de conditions climatiques exceptionnelles). Ce dimorphisme saisonnier semble être d'origine hormonale, le taux d'hormones chez la chenille du carte géographique variant en fonction des conditions climatiques et de la longueur des journées. Cette explication est cependant à prendre avec des pincettes.
Après fécondation, la ponte s'effectue sur l'ortie dioïque (Urtica dioica). Les œufs sont empilés en chaînes pendantes de six à quinze unités, sous les feuilles d'ortie. Les chenilles apparaissent une dizaine de jours plus tard. Elles sont grégaires et la dispersion n'intervient qu'à la mue imaginale. Les chrysalides sont suspendues, tête en bas, aux tiges des orties ou à la base des feuilles, sur le pétiole.
Les chenilles ne sont pas ceinturées, mais accrochées par l'extrémité du dernier segment abdominal, modifiée en crochets. Ce dispositif est nommé "crémaster". Lorsque les chrysalides deviennent translucides, c'est signe que l'éclosion est proche. La dernière génération de chrysalide hiverne.
La chenille à son dernier stade atteint une vingtaine de millimètres. Son corps est noir, parfois brun, avec de petits points blancs. Les flancs et le dos de la chenille du carte géographique sont parcourus par des lignes discontinues (une succession de virgules) de couleur jaune/brun, couleur que l'on retrouve également sur les fausses pattes. On peut observer sur la tête (capsule céphalique) de la chenille deux petites protubérances épineuses. Le corps de la chenille est muni de nombreuses "épines ramifiées" nommées scoli.
Voir aussi : les chenilles | le paon du jour | le citron | le flambé | la chenille processionnaire du pin | la petite tortue | la cucullie de la camomille | le cossus gâte bois | l'apollon | le vulcain |
Kriss de Niort, le 01 juillet 2007
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