Le lamier jaune
Lamium galeobdolon
Le lamier jaune (Lamium galeobdolon syn. Lamiastrum galeobdolon) est une plante angiosperme dicotylédone, vivace, appartenant à l'ordre des lamiales, à la famille des labiacées ou lamiacées (Lamiaceae) et au genre lamier (Lamium).
Cette plante est parfois appelée "ortie jaune" ou "ortie morte des bois" par abus de langage. Je tiens à vous préciser immédiatement que le lamier jaune n'est pas une ortie, il n'est pas urticant, et appartient à la famille des labiacées tandis que l'ortie appartient à la famille des urticacées. En bas de la page vous trouverez un lien pour en savoir plus sur les orties.
Les anglais nomment cette plante yellow archangel tandis que les allemands l'appellent goldnessel.
Le lamier jaune est une plante herbacée vivace pouvant atteindre 50 à 60 centimètres de haut, dont l'aire de répartition est eurasiatique, plutôt assez commune en France, mais rare dans le midi. Le lamier jaune est une plante de sous bois humides de feuillus, préférant les expositions ombragées. Elle croît en plaine mais également en montagne jusqu'à des altitudes élevées puisqu'on la trouve jusqu'à 2000 mètres d'altitude. On peut également trouver le lamier jaune dans les haies, au bord des routes, généralement sur des sols acides, lourds, humides et frais.
Le sujet qui illustre cet article a été photographié dans la forêt de Marly (Yvelines).
Le lamier jaune est une plante à rhizome qui émet de nombreux stolons. Lorsque les conditions sont optimales, il peut devenir très envahissant. C'est une plante rampante dont seules les tiges florifères sont dressées. Les tiges, peu poilues, présentent une section quadrangulaire.
Le lamier jaune possède des feuilles ovales pétiolées, vert foncé, au bord très denté, parfois tachées de blanc. Les feuilles sont opposées deux à deux, chaque paire étant insérée perpendiculairement à la précédente. Si l'on observe le lamier jaune en vue plongeante, les feuilles forment une croix. Les feuilles insérées de cette sorte sont dites "décussées". Au froissement le lamier jaune émet une odeur désagréable.
La période de floraison du lamier jaune s'étale du mois d'avril jusqu'au mois de juillet, en fonction de l'altitude et des conditions climatiques. Les fleurs, bilabiées, sessiles, sont disposées en cercle (verticille) autour de la tige, à l'aisselle des feuilles. Le nombre de fleurs constituant chaque verticille est variable, et peut aller de 6 à 15. Les fleurs, jaunes, hermaphrodites, peuvent mesurer jusqu'à 25 millimètres de long. La lèvre supérieure, poilue, de la corolle possède une forme de casque, caractéristique des lamiacées et protège les 4 étamines. La lèvre inférieure, souvent rayée d'orange ou de brun/rouge, possède trois lobes lancéolés. Le calice forme un tube à 5 dents dont l'extrémité est raide.
Les étamines et le pistil arrivent à maturité en même temps. Les fleurs du lamier jaune sont donc homogames. La pollinisation est à la fois anémogame (à l'aide du vent), et entomogame (réalisée par les insectes, ici généralement le bourdon).
Le fruit du lamier jaune est un akène (fruit sec, qui ne s'ouvre pas (indéhiscent) avec une seule graine, non soudée au péricarpe). La dissémination est assurée par les fourmis. Il s'agit donc d'une dissémination myrmécochore.
Voir aussi : le raisin d'Amérique | les orties | les solanacées | les digitales | les linaires | la chélidoine des murs | la belladone | le perce neige | l'aconit Napel | la stellaire holostée |
Kriss de Niort, le 26/06/2007
Commentaires
(site web)
le: 26/06/2007 16:26:59 Vi, disons que je vais "mieux"...




