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Jeudi 1 novembre 2007

Le bongo

(Tragelaphus eurycerus) (Boocercus Eurycerus)


Photo de bongo (Tragelaphus eurycerus) Le bongo (Tragelaphus eurycerus) est un mammifère ruminant qui appartient à l'ordre des artiodactyles (*) (Artiodactyla), à la famille des bovidés (Bovidae), à la sous famille des bovins (Tragélaphinés) et au genre Tragélaphus et à l'espèce eurycérus.

(*) les artiodactyles sont des ongulés herbivores qui possèdent un nombre pair de doigts à chaque patte. Parmi les artiodactyles on trouve notamment les ruminants, les porcins et les camélidés.

Le bongo est une grande antilope des forêts tropicales humides. Compte tenu de son habitat, il est très difficile de l'observer. Le bongo est présent dans les pays suivants : Bénin, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Kenya, Liberia, Nigeria, Ouganda, Sierra Leone, Soudan et Togo.

Il existe également une autre espèce de bongo, le bongo des montagnes (Tragelaphus eurycerus isaaci). Cette espèce ne comporte que quelques centaines de représentants et est en voie d'extinction.


Morphologie du bongo

Le corps du bongo mesure environ 2,10 mètres de long. Sa taille au garrot est d'environ 1,30 mètres. Son poids s'établit autour de 300 kilogrammes pour le mâle et 250 kilogrammes pour la femelle. Le bongo possède des cornes spiralées qui mesurent en moyenne 65 centimètres.

La robe du bongo est presque noire sur la partie antérieure du corps (la robe s'assombrit avec l'âge, pour devenir presque entièrement noire), et marron fauve sur la partie postérieure. Cette robe est striée d'une quinzaine de fines bandes verticales blanches , des taches blanches sont également présentes sur la tête et les membres. Une fine bande poilue court le long de son épine dorsale. Sur le reste du corps, le poil est court.

La dentition des bongos est de type brachyodonte, c'est à dire qu'une fois que la croissance des molaires est terminée, elles ne continuent pas à pousser . (antonyme : hypsodonte).


Cri du bongo

Les bongos émettent toutes sortes de cris : des jappement, des meuglements et des gémissements.


Reproduction du bongo

L'accouplement des bongos est très bref. En effet, une saillie ne dure qu'une dizaine de secondes. La gestation des bongos dure environ 285 jours. La femelle bongo met au monde un seul petit (veau) par portée. Son poids à la naissance est d'environ 18 kilogrammes. Pendant les premiers jours le jeune veau reste caché dans les herbes. Il ne suivra sa mère qu'un peu plus tard. Le sevrage intervient au bout de 4 à 5 mois. La durée de vie des bongos dépasse rarement 16 ans dans leur milieu naturel. Beaucoup plus en captivité où on a vu des femelle mettre bas encore à 19 ans.


Comportement du bongo

Les bongos sont adeptes du grooming. Le grooming est un comportement social qui consiste à le lécher ou se mordiller mutuellement. Certains pensent également que cette technique permet d'apaiser les tensions dans le groupe et d'assurer le rang social des individus.


Prédateurs du bongo

Le principal prédateur du bongo semble être le léopard. Cependant les jeunes et les sujets malades peuvent être victimes des lions et des hyènes. Cependant les plus grandes menaces viennent de l'homme à travers la destruction de son habitat (déforestation) et la chasse.


Safaris et chasse

Si vous vous promenez sur le net, vous verrez malheureusement que le bongo est un trophée apprécié des chasseurs européens, et de nombreux sites proposent des safaris. Vous trouverez sur ces sites des phrases du genre "La zone du Chinko ici sélectionnée a donné de très bon résultat le long des rivières M’Bomou, Chinko, Bira et Vovodo" ou "Le choix de ce secteur de chasse permet d’espérer l’amélioration des records et de donner l’espoir d’y trouver le prochain numéro 1" ou bien encore, " Selon les résultats obtenus 90 % des meilleurs trophées viennent de ces zones. L’animal est plus grand et la pression de la chasse de sélection inexistante". Il y en a bien d'autres. Certains de ces safaris sont légaux et encadrés par la loi. Des taxes sont parfois prélevées et versées aux riverains des parcs et zones de chasse. Mais souvent il s'agit tout simplement de braconnage, que ce soit pour les trophées prisés par les occidentaux que pour la viande.


Pour ma part, je suis opposé à toute forme de chasse, mais je ne pouvais passer sous silence cet état de fait. Pour le reste, à vous de juger.


Kriss de Niort, le 17/03/2007

par Kriss de Niort publié dans : Faune

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