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Le
bupreste du genévrier (Scintillatrix festiva) est un coléoptère appartenant au super ordre des Polyphaga, à l'infra ordre des Elateriformia, à la super famille des Buprestoidea, à la
famille des buprestidés (Buprestidae), à la sous famille des Buprestinae, à la tribu des Dicercini et au genre Scintillatrix.
Certains auteurs placent le bupreste du genévrier dans la sous famille des Chrysochroinae.
Le bupreste du genévrier possède divers synonymes latins et notamment :
• Lampra festiva,
• Ovalisia festiva,
• Palmar festiva,
• Scintillatrix festiva.
Le bupreste du genévrier est également appelé scintillante jolie ou bupreste du thuya.
Le bupreste du genévrier est un insecte héliophiles et thermophile, à larve xylophage, originaire du sud de l'Europe (Espagne, France, Grèce, Italie, Portugal…) et d'Afrique du nord (Algérie,
Maroc, Tunisie), mais qui remonte progressivement vers le nord de l'Europe (effet du réchauffement climatique ?).
Le bupreste du genévrier comme son nom l'indique est inféodé au genévrier commun (Juniperus communis) mais également aux autres genévriers. En réalité cet insecte
s'attaque à un grand nombre d'espèces appartenant à la famille des cupressacées (Cupressaceae) comme les Callitris, les Chamaecyparis, et les Cupressus, mais aussi à des représentants de la
famille des tamaricacées (Tamaricaceae), notamment les tamaris (Tamarix sp.) ou à la famille des rhamnacées (Rhamnaceae) et plus particulièrement aux jujubiers (Ziziphus sp).
La mode des haies de thuyas est une bénédiction pour le bupreste du genévrier qui trouve là en abondance une essence assurant le développement de l'espèce. Le bupreste du genévrier est ainsi
devenu l'ennemi numéro un de tous les possesseurs de haies de thuyas. Cependant le thuya du Canada appelé également cèdre blanc (Thuja occidentalis) semble moins touché que le thuya
géant de Californie (Thuja plicata).
L'imago apparait à la fin du printemps (mai - juin) et vole jusqu'en août ou septembre. Il mesure de 8 à 12 millimètres de longueur. Ses élytres sont vert jaune avec des reflets métalliques et
présentent un nombre variable de taches bleu noir, symétriques. L'abdomen du bupreste du genévrier se termine en pointe. Les ailes postérieures du bupreste du genévrier, aussi longues que les
élytres, ne sont pas repliées ce qui lui permet des envols très rapides. Les antennes, à 11 articles, sont courtes. Vu de dessus la tête est peu visible et on observe surtout deux gros yeux
globuleux latéraux. Le pronotum présente deux taches violacées.
Après accouplement la femelle pond ses œufs dans les anfractuosités de l'écorce de la plante hôte, au niveau du tronc ou des branches. Les larves se développent sous l'écorce.
Les larves, plates, apodes, mesurant jusqu'à 25 millimètres de long, avec une grosse tête évoquent un marteau avec son manche (on parle de larves en marteau ou de type marteau). Ces larves,
xylophages, creusent des galeries sinueuses, qui perturbent ou stoppent le passage de la sève et qui affaiblissent la plante allant même jusqu'à entraîner sa mort. Le cycle de développement de la
larve dure de 2 à 3 ans.
La nymphose a lieu en mars avril et l'émergence s'effectue en mai juin. Pour sortir, l'adulte fore un trou de forme ovale, de 3 à 5 millimètres de diamètre. L'imago n'est actif qu'aux heures les
plus chaudes de la journée (au départ, c'est une espèce méridionale).
A une époque le bupreste du genévrier était protégé en Ile de France compte tenu de sa rareté. Je ne sais pas si tel est encore le cas aujourd'hui, mais si on s'en tient aux dégâts occasionnés
dans les haies de thuyas, cette espèce ne semble pas de nos jours si rare que ça.
Kriss de Niort
Voir aussi :
Le silphe à 4
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la cicindèle champêtre | Phytoecia coerulea | le cercope rouge sang | Cercopis intermedia | cétoine hérissée | clyte arqué | syrphe pyrastre | Mylabre à 4 points | Le purpuricène du chêne vert | Mante décolorée | Punaise à damier | Mantispe commune | Oedipode souffrée | Clairon des fourmis | Coccinelle asiatique | Limentis arthemis astyanax | Hibernie défoliante | Cidarie de la balsamine | Demi deuil | Halias du hêtre | Rosalie des Alpes | Cryptolaemus montrouzieri | Doryphore | Petit capricorne | Coccinelle ocellée | Agapanthia annularis | Lagria atripes | Vespère stridulant | Coccinelle zébrée | Coccinelle à 16 points | Méloé violet | Méconème fragile | Eudicella gralli | Leptogaster cylindrique | Bibion précoce | Coccinelle à trois bandes |
le 23/11/2008 à 21h08