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L'amiral blanc
(Limentis arthemis arthemis Syn. Limenitis arthemis arthemis Basilarchia arthemis arthemis) est un papillon rhopalocère appartenant à l'ordre des Ditrysia, à la super
famille des Papilionidés (Papilionoidea), à la famille des Nymphalidés (Nymphalidae), à la sous famille des Limentidinae, à la tribu des Limenitidini et au genre Limentis (ou Basilarchia).
L'espèce Limentis arthemis est subdivisée en 4 sous espèces, différentiées notamment par l'apparence de leurs ailes:
• Limenitis arthemis arthemis, l'amiral à bandes blanches, seule sous espèce de Limenitis arthemis présente au Québec,
• Limenitis arthemis arizonensis, en Arizona, sans bande blanche sur les ailes,
• Limenitis arthemis astyanax, aux ailes bleu
irisé,
• Limenitis arthemis rubrofasciata : ne possède pas de points bleus sur ses ailes postérieures, à l'ouest de l'Amérique.
L'amiral blanc est un papillon présent en Amérique du nord et plus précisément depuis la côte est du Canada jusqu'au Manitoba et au nord-est des USA. C'est l'insecte-emblème non officiel de la
province de Québec (Canada).
Là où les aires de répartition des différentes sous espèces se superposent, ces sous espèces peuvent s'hybrider. C'est le cas notamment des sous-espèces arthemis et astyanax. Fait plus
surprenant, ces deux sous espèces s'hybrident parfois avec d'autres espèces du même genre comme le Vice-roi (Limenitis archippus) qui est une copie du Monarque (Danaus plexippus).
L'amiral blanc fréquente les clairières, les chemins, les près humides, les sentiers et clairières des forêts de feuillus et des forêts mixtes. Il fréquente également les abords des ruisseaux et
des lacs. L'adulte se nourrit sur des cadavres divers (poissons, mammifères...), il aspire également divers liquides riches en sels minéraux et substances nutritives qu'il prélève sur les fruits
mûrs, ou sur des excréments solides et liquides d'animaux. On le voit peu sur les fleurs. Par contre il se pose parfois sur les animaux ou les hommes qui transpirent pour absorber les sels
minéraux qui se trouvent dans la sueur.
L'amiral
blanc possède des ailes noires avec une large bande blanche tant sur les ailes antérieures que sur les ailes postérieures. Les ailes postérieures présentent de petites taches rouge orange. Le
bord des ailes postérieures est festonné de taches bleues. L'envergure de l'amiral blanc est variable. Les spécimens septentrionaux sont plus petits que les spécimens méridionaux. L'envergure est
donc comprise entre 50 millimètres et 80 millimètres. La femelle est un peu plus grande que le mâle, mais la livrée est la même pour les deux sexes. L'imago, diurne, vole du matin jusqu'au
coucher du soleil.
L'amiral blanc est un papillon multivoltin qui peut produire 1 à 2 générations dans le nord de son aire de répartition et 2 ou 3 dans le sud. L'adulte est visible d'avril/mai à octobre/novembre,
à moduler en fonction de la zone géographique.
Les œufs sont déposés par la femelle vers l'extrémité d'une feuille de la plante hôte, généralement le bouleau flexible ou merisier rouge (Betula lenta), le bouleau jaune (Betula
alleghaniensis), le peuplier blanc (Populus alba), le peuplier noir (Populus nigra), le peuplier baumier (Populus balsamifera), le peuplier deltoïde (Populus
deltoides), le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), le peuplier à grandes dents (Populus grandidentata), le saule de Bebb (Salix bebbiana), le pommier
(Malus pumila), le cerisier de Pennsylvanie (Prunus pensylvanica), le cerisier tardif (Prunus serotina), le cerisier de Virginie (Prunus virginiana),
l'aubépine (Crataegus), les amélanchiers, le charme d'Amérique (Carpinus caroliniana), le hêtre d'Amérique (Fagus grandifolia), l'orme d'Amérique (Ulmus
americana) ou le tilleul d'Amérique (Tilia americana).
Les œufs éclosent en moyenne au bout de six jours et la chenille se nourrit de feuilles de la plante hôte. La chenille, au demeurant fort laide, ressemble à une fiente d'oiseau, probablement pour
se protéger des prédateurs.
Les chenilles de la dernière génération fabriquent un abri (hibernaculum) à l'intérieur d'une feuille enroulée puis attachée à la tige, où elles passent tout l'hiver. La chenille reprend son
cycle de développement aux premiers beaux jours du printemps pour se chrysalider. Au bout de deux semaines l'imago s'extrait de la chrysalide et un nouveau cycle recommence.
Kriss de Niort
Voir aussi :
Cossus gâte
bois | Cucullie de la
camomille | Danaus plexippus | Demi-deuil |
Ecaille chinée | Ecaille fermière | Euphydryas anicia | Flambé | Gamma | Gazé | Halias du hêtre | Hespérie de la mauve | Hibernie défoliante | Limentis arthemis astyanax | Monarque | Moro sphinx | Paon du jour | Petite tortue | Piéride de l'aubépine | Piéride du cresson | Robert le diable | Sphinx colibri | Sphinx fuciforme | Sphinx gazé | Sylvain azuré | Thécla de la ronce | Tircis | Vanesse de l'ortie | Vulcain | Mélitée des centaurées | Grande tortue | Ecaille du séneçon | Panthère | Attacus atlas | Sphinx tête de mort | Petit paon de nuit | Ecaille pourprée | Hermine | Sphinx du tilleul | Grand paon de nuit | Brun des pélargoniums | Ecaille rouge | Sphinx du troène | Papillon lune |
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