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La benoîte des ruisseaux (Geum rivale), appelée également benoîte aquatique, est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des
Rosidae, à l'ordre des rosales, à la famille des rosacées (Rosaceae), à la sous famille des Rosoideae, à la tribu des Colurieae et au genre Geum.
De nombreux synonymes latins ont été utilisés pour désigner la benoîte des ruisseaux. En voici quelques-uns :
• Bernoullia nutans,
• Bernullia hybrida,
• Bernullia rivalis,
• Caryophyllata aquatica,
• Caryophyllata nutans,
• Caryophyllata rivalis,
• Geum hybridum,
• Geum nutans,
• Geum pallidum,
• Geum rivale f. virescens,
• Geum rivale ssp. eurivale,
• Geum rivale ssp. islandicum,
• Geum rivale var. luxurians.
Il existe plusieurs sous espèces, variétés et formes de la benoîte des ruisseaux. En voici quelques-unes :
• Geum rivale forma interstylosum,
• Geum rivale forma typicum,
• Geum rivale subsp. urbanum,
• Geum rivale subvar. humile,
• Geum rivale var. alpinum,
• Geum rivale var. degeneratum,
• Geum rivale var. grandifolium,
• Geum rivale var. grandifolium,
• Geum rivale var. hybridum,
• Geum rivale var. intermedium,
• Geum rivale var. luxurians,
• Geum rivale var. minus,
• Geum rivale var. pallidum,
• Geum rivale var. proliferum,
• Geum rivale var. strictum.
La benoîte des ruisseaux s'hybride avec d'autres benoîtes. Par exemple :
• Geum × intermedium est issu de l'hybridation avec la benoîte commune (Geum urbanum),
• Geum × aurantiacum est issu de l'hybridation avec la benoîte d'Alep (Geum aleppicum),
• Geum × pratense est issu de l'hybridation avec la benoîte des bois (Geum sylvaticum),
• Geum × pulchrum est issu de l'hybridation avec la benoîte à grandes feuilles (Geum macrophyllum),
• Geum × sudeticum est issu de l'hybridation avec la benoîte des montagnes (Geum montanum),
• Geum × thomasianum est issu de l'hybridation avec la benoîte des Pyrénées (Geum pyrenaicum).
La benoîte des ruisseaux possède une distribution circumboréale. On la retrouve en Asie tempérée, en Europe, jusqu'en Espagne, et en Amérique du nord jusqu'au Nouveau Mexique. En France la
benoîte des ruisseaux est absente de la partie occidentale. Elle manque également en région méditerranéenne. Elle croît dans les prairies et les bois clairs humides, au bord des cours d'eau et
sources, et en fonction du climat, du niveau de la mer jusqu'à 2000 mètres d'altitude. En France elle est généralement présente à partir de 400 mètres d'altitude.
La benoîte des ruisseaux est une plante herbacée, vivace, à tige souterraine stolonifère, à port dressé, mesurant de 30 à 60 centimètres de hauteur. La tige est velue et peu ramifiée.
Les feuilles radicales, sont pennées, irrégulièrement dentées et longuement pétiolées. Elles mesurent une quinzaine de centimètres de long et présentent 3 à 6 paires de folioles de taille
variable et une foliole terminale. La foliole terminale, lobée, est généralement plus développée que les autres. Les feuilles caulinaires sont dentées ou entières, à 3 parties, stipulées.
La floraison intervient du mois d'avril jusqu'au mois de juillet. Les fleurs, terminales ou axillaires, sont réunies en cymes pauciflores de 2 à 4 fleurs. Les fleurs, penchées, en forme de
cloche, sont portées par un pédicelle pubescent. La fleur se compose d'un calice avec des sépales triangulaires, brun violacés, acuminés à l'apex, d'un épicalice à segments linéaire-lancéolées,
généralement violacés, plus courts que les sépales et d'une corolle de 2 cm de diamètre, à pétales dressés, égalant à peine les sépales, de couleur crème, lavés de violacé, avec des veines
pourprées plus ou moins visibles. Les pétales sont partiellement cachés par les sépales.
La pollinisation est entomogame, essentiellement effectuée par les abeilles. Le fruit est un akène jaunâtre terminé par le style, persistant.
En région Ile-de-France, en région Basse-Normandie et en région Centre la benoîte des ruisseaux fait partie des espèces végétales protégées.
En allemand la benoîte des ruisseaux s'appelle bach-nelkenwurz, en anglais : water avens ou indian chocolate, en danois : eng-nellikerod, en espagnol : cariofilada de los arroyos, en finlandais :
ojakellukka, en italien : cariofillata dei rivi, en néerlandais : knikkend nagelkruid, en polonais : kuklik zwisły et en suédois : humleblomster.
Kriss de Niort, le 02/10/2008
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