Articles les plus lus
La Corydale toujours verte (Corydalis sempervirens) est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Magnoliidae, à l'ordre des Papaverales, à
la famille des Fumariacées (Fumariaceae), à la sous famille des Fumarioideae, à la tribu des Corydaleae et au genre corydale (Corydalis). Certains auteurs placent la Corydale toujours verte dans
la famille des papavéracées (Papaveraceae).
En anglais la Corydale toujours verte s'appelle : pale corydalis, pink and yellow corydalis, harlequin-flower ou rock harlequin. En français la Corydale toujours verte est parfois appelée
corydale glauque ou corydale rose.
Il existe plusieurs synonymes latins pour désigner la Corydale toujours verte, notamment :
• Capnoides glauca,
• Capnoides sempervirens,
• Corydalis annua,
• Corydalus glauca,
• Corydalis rosea,
• Fumaria glauca,
• Fumaria sempervirens,
• Neckeria glauca,
• Neckeria sempervirens.
Certains auteurs distinguent deux formes :
• Corydalis sempervirens fo. Candida,
• Corydalis sempervirens fo. Sempervirens.
La Corydale toujours verte est originaire d'Amérique du nord, et plus précisément du Canada (Alberta, Colombie Britannique, Ile du Pince Edward, Manitoba, Nouveau Brunswick, Nouvelle Ecosse,
Ontario, Québec, Saskatchewan, Terre-Neuve) et une partie des USA (Alaska, Caroline du nord et du sud, Connecticut, Géorgie, Illinois, Indiana, Kentucky, Maine, Maryland, Massachusetts, Michigan,
Minnesota, Montana, New Hampshire, New Jersey, New York, Pennsylvanie, Rhodes Island, Tennessee, Vermont, Virginie et Wisconsin).
La Corydale toujours verte croît dans les sols secs, les rochers, les éboulis, les clairières, les talus, les forêts ouvertes, les versants ensoleillés des collines granitiques et les sols
perturbés, de 100 à 2000 mètres d'altitude. Le spécimen qui illustre l'article a été photographié au mois de juin dans un sentier rocailleux à flanc de colline, en Gaspésie (Québec).
La Corydale toujours verte semble prospérer en particulier dans les sols récemment brûlés (le feu favorise la germination après l'incendie), mais disparait progressivement en quelques années. La
Corydale toujours verte est souvent associée à l’érable à sucre (Acer saccharum), au tremble (Populus tremuloides), au bouleau à papier (Betula papyrifera), au
bouleau jaune (Betula alleghaniensis),à l'épinette
noire (Picea mariana), à l'épinette blanche (Picea glauca), au pin gris (Pinus banksiana), au pin rouge (Pinus resinosa), au pin blanc d'Amérique (Pinus strobus), au sapin baumier
(Abies balsamea), au mélèze laricin (Larix laricina), en compagnie d'autres plantes pionnières comme le géranium bicknellii (Geranium bicknellii) ou l’épilobe en épi
(Chamerion angustifolium).
La Corydale toujours verte est une plante herbacée, annuelle ou
bisannuelle, à port dressé, à tige glabre, ramifiée ou non ramifié, glauque, généralement rosâtre en partie inférieure, qui atteint 50 à 60 centimètres de hauteur.
Lorsque la croissance s'effectue sur deux ans, la première année la Corydale toujours verte ne produit qu'une rosette. L'année suivant elle émet une tige avec des feuilles caulinaires dont la
taille diminue progressivement de bas en haut. Les feuilles, glauques sont longuement pétiolées en partie basse, courtement pétiolées à subsessiles en partie haute. Le pétiole est généralement
rosâtre dans la partie basse. Les feuilles, composées, sont profondément divisées en lobes.
La floraison intervient du mois de mai jusqu'au mois d'août, en fonction de l'emplacement et des conditions climatiques. Les fleurs, hermaphrodites, dressées, pédonculées, terminales ou
axillaires, sont réunies en panicule ou en racème. Les pétales, roses, à l'extrémité jaune, mensurent de 10 à 16 millimètres. La pollinisation est anémogame et entomogame (essentiellement les
fourmis). Le fruit est une capsule dressée, linéaire, déhiscente, contenant de nombreuses graines, noires et brillantes. La dissémination est barochore et myrmécochore. En effet les graines
possèdent une caroncule très appréciée des fourmis qui transportent les graines dans leurs galeries. Elles consomment la caroncule et abandonnent les graines.
Kriss de Niort, le 23/08/2008
Vous avez dit...