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Elan - Orignal - Alces alces


Photo Elan -Orignal (Alces alces) L'élan (Alces alces) appelé "orignal" au Québec, est un mammifère thérien (Theria) appartenant à l'infra classe des euthériens (Eutheria), à l'ordre des Artiodactyles (Artiodactyla), à la famille des cervidés (Cervidae), à la sous famille des Capreolinae et au genre Alces.

Il existe 7 sous espèces d'élans :
• Alces alces ssp. alces : l'élan d'Europe,
• Alces alces ssp. americana : l'élan d'Amérique du Nord et du Québec,
• Alces alces ssp. andersoni : élan de l’Ouest canadien (Michigan, Minnesota, Ouest de l'Ontario,
• Alces alces ssp. cameloides : l'élan de Sibérie (sud-est) et de Chine,
• Alces alces ssp. gigas : l'élan d'Alaska, Yukon et Colombie Britannique,
• Alces alces ssp. pfitzmayeri : l'élan de Scandinavie et de Sibérie,
• Alces alces ssp. shirasi : l'élan élan du Yellowstone (Alberta, Colorado, Idaho, Montana, Utah, Sud de la Colombie britannique, Washington, Wyoming).

L'élan a une distribution circumpolaire et vit sous les climats tempérés à subarctiques de l'hémisphère nord. En Asie l'élan est présent surtout en Sibérie et dans une moindre part en Chine. En Amérique il est présent au Nord des USA et au Canada. En Europe l'élan est présent dans une grande partie de la péninsule scandinave et en Russie. Ailleurs en Europe on rencontre des petites populations notamment dans les pays baltes, en Pologne, en Roumanie et en Tchécoslovaquie, et ci et là (Hongrie, Allemagne). Il faut dire que ces populations sont les reliques de peuplements très anciens qui occupaient une grande partie de l'Europe. En France les derniers élans ont probablement disparu dans les années 250 après JC. En Suisse l'élan n'aurait disparu qu'à la fin du 1er millénaire.

Les élans vivent dans les forêts boréales et les forêts mixtes de feuillus et de conifères et plus particulièrement dans les forêts de bouleaux et les sapinières. On peut les apercevoir à proximité des étangs et marécages, souvent dans l'eau, mais également dans les forêts ayant subi des coupes intensives ou dans les zones de forêts qui ont brûlé ainsi que dans les clairières. L'élan est un animal solitaire, sauf au moment du rut ou pendant l'hiver où il peut constituer de petits groupes de 2 à 8 individus.

L'élan se nourrit essentiellement d'herbes, de feuilles et de plantes aquatiques. Il consomme également des lichens, des mousses et des champignons. Grâce à ses narines obturables, il peut immerger entièrement sa tête pour brouter les plantes aquatiques (nénuphar, sagittaires, vallisnérie...). C'est d'ailleurs le seul mammifère cervidé capable de brouter avec la tête entièrement sous l'eau. La prise de nourriture s'effectue le plus souvent en matinée et en soirée. En hiver la nourriture se fait rare et l'élan consomme essentiellement des branches et des écorces qu'il peut prélever grâce à sa mâchoire supérieure proéminente. Parmi ses plantes préférer on peut citer notamment l'érable à épis (Acer spicatum), le sapin baumier (Abies balsamea), divers bouleaux (Betula sp.), divers saules (Salix sp.) et bien d'autres. L'élan tire avantage de la présence du castor qui recèpe les arbres des berges. L'élan consomme chaque jour l'équivalant d'environ 5% de sa masse corporelle. Les ligneux représentent 80% de l'alimentation hivernale de l'élan alors que le reste du temps ils n'entrent dans son alimentation qu'à hauteur de 50% (chiffres moyens). La rareté de la nourriture en hiver fait que l'orignal perd à cette période 15% de son poids, voire davantage lors d'hivers très rigoureux.

L'élan est le plus grand des cervidés. L'élan mâle adulte peut peser jusqu'à 600 kilogrammes tandis que la femelle peut atteindre 400 kilogrammes. On rapporte que certains spécimens peuvent peser plus de 800 kg. Le corps de l'orignal mesure de 2 à 2,9 mètres de long pour une hauteur au garrot de 1,7 à 2,4 mètres. L'arrière-train de l'élan est plus bas que les épaules. Seul le mâle porte une ramure large et aplatie, munie d'andouillers, dont l'envergure peut atteindre 1,8 mètre pour un poids de 20 kilogrammes environ. Ces bois tombent tous les ans en automne après la période d'accouplement. Le pelage de l'élan est variable. Sa teinte va de brun clair à noir, et presque gris en hiver. L'élan mue deux fois par an, au printemps où il perd son pelage d'hiver et à l'automne où il remplace son pelage ras par un pelage plus épais pour l'hiver.

La tête de l'élan présente un museau recourbé long et poilu, à part une petite zone située sous les narines. Les mâles possèdent un appendice poilu qui pend sous la gorge appelé fanon, pampille ou cloche. L'élan possède un cou court qui l'oblige à s'agenouiller pour paître. Il possède une denture semblable à celle d'autres ruminants. Sa mâchoire supérieure est dépourvue de dents de devant mais présente une plaque cornée qui lui sert à mâcher sa nourriture. L'odorat et l'ouïe de l'élan sont très développés mais sa vue est faible, mais suffisante pour détecter efficacement les mouvements.

Les pattes, longues, sont généralement plus claires que le reste du corps. L'élan possède à chaque pied quatre sabots reliés partiellement entre eux par une membrane, ce qui fait dire à certains auteurs que l'élan possède des pieds palmés. Cette particularité physique facilite la nage de l'élan et lui permet de moins s'enfoncer dans la vase, les tourbières ou dans la neige. Au galop l'élan peut atteindre 55 km/h.

La période du rut débute généralement dans la seconde partie du mois de septembre. C'est à cette époque que la femelle choisit un mâle. La femelle émet des sons qui portent à plus de 3 kilomètres tandis que le mâle brame, frappe les branchages à grands coups de ramure et gratte le sol pour y ménager des trous où il urine et dans lesquels il se vautre pour y attirer les femelles. Les mâles s'affrontent également dans des combats, ramure contre ramure.

La gestation dure environ 240 jours. La femelle donne naissance a un petit, parfois deux, exceptionnellement trois, appelé veau ou faon, dont le poids à la naissance est de 15 kilogrammes. Le nouveau-né est capable de marcher dès le premier jour et de suivre sa mère. Il apprend très rapidement à courir et nager. Le sevrage intervient progressivement vers 4 à 5 semaines. La maturité sexuelle intervient au bout d'un an et demi environ, cependant généralement le premier accouplement n'intervient que plus tard, notamment pour les mâles. Dans la nature la durée de vie des élans est estimée entre15 et 20 ans. Quelques jours avant de mettre bas, les femelles chassent les jeunes de la portée précédente.

Le principal ennemi de l'élan est le chasseur. Un animal en bonne santé est capable de se défendre contre n'importe lequel de ses prédateurs naturels. Cependant, un sujet jeune, âgé, malade, ou un sujet embourbé dans la neige ou la vase peut être victime des loups. Une attaque de mouches noires peut venir à bout d'un sujet affaibli. Le glouton (Gulo gulo) et le puma (Puma concolor) parviennent parfois (du moins c'est ce qu'on rapporte) à capturer des jeunes élans.

Pour information l'hybridation entre un orignal et une jument produit un orival ou un chegnal. Cependant il n'y a à ce jour aucune preuve formelle que cette hybridation a bien eu lieu.


Crédit photo
Auteur : Jeff Foott 1983 
Source : nps.gov 
Statut : domaine public


Voir aussi
: le capybara | le bongo | le varan de Komodo | le bœuf Watussi | le mara | l'oryx d'Arabie | le ragondin | Pie rouge des plaines | Le mouton d'Ouessant | le mouton Jacob | Cheval Camargue | le gibbon | le coyote Lion d'Asie | Grand Rhinolophe |


Kriss de Niort, le 22/01/2008

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