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Le monarque est un papillon (Lepidoptera) appartenant au
sous-ordre des macrolépidoptères (Macrolepidoptera), à la super famille des papilionidés (Papilionoidea), à la famille des danaïdes (Danaidae), à la sous famille des Danainae, à la tribu des
Danaini et au genre Danaus. Certains auteurs classent le monarque dans la famille des Nymphalides.
Le monarque est un papillon diurne vivant en plusieurs endroits de la planète comme la Nouvelle-Zélande, le Sri Lanka, l'Inde, les îles Canaries, les Açores, les Bahamas, les Antilles et
l'Amérique du Québec jusqu'en Argentine. Seules les populations de monarques du Québec sont migratrices.
L'imago possède une envergure de 10 centimètres environ. Le monarque possède des ailes orangées munies d'écailles. Les nervures des ailes sont bordées de noir chez les deux sexes, mais les bandes
noires de la femelle sont plus larges que celles du mâle. Le bord postérieur des ailes est bordé d'une bande noire parsemée de points blancs. Les mâles possèdent une tache noire sur chaque aile
postérieure. La face inférieure des ailes du monarque est semblable à la face supérieure mais en plus clair. Les antennes sont en massue. La tête et le thorax sont noirs avec des points blancs.
Les pattes, griffues, sont munies de poils.
L'imago se nourrit du nectar de diverses fleurs, du suc de feuilles ou de fruits et de la sève de certains arbres. Cependant il préfère butiner diverses asclépiades (Asclepias syriaca,
Asclepias curassavica) s'il a le choix. Le monarque utilise ses pattes antérieures pour goûter
sa nourriture. On peut observer le monarque volant au dessus des prairies, des champs, des milieux ouverts, à la recherche de ses plantes préférées. Comme ce papillon a besoin d'humidité et de
chaleur on le trouvera de préférence à proximité de points d'eau. La nuit le monarque se repose sur divers arbres et buissons.
En temps normal l'imago est solitaire, mais vers le mois de septembre, au Québec, à l'approche de la migration, il devient grégaire. La migration, en direction du sud (Mexique, Californie et
Floride) se fait par petits bonds de 80 à 100 kilomètres par jour, volant parfois à 30 kilomètres heure. Pendant ce périple de près de 4000 kilomètres qui dure environ 70 à 80 jours, les
monarques s'alimentent régulièrement, multipliant parfois leur poids par six !
Depuis la nuit des temps les générations suivent les mêmes itinéraires et se posent par milliers sur les mêmes arbres pour y passer la nuit. Au terme de leur voyage les monarques vont entrer en
hibernation pour n'en sortir qu'au mois de février/mars, dès que le temps se radoucit. Les monarques vont alors se remettre à s'alimenter et vont finir leur maturation sexuelle qui avait été
interrompue pendant l'hibernation.
Pour l'accouplement, la femelle attire le mâle grâce à des phéromones sexuelles. Pendant l'accouplement qui a lieu généralement sur une feuille, en position tête bêche, et dure jusqu'à 1 heure,
le mâle dépose un spermatophore dans la bourse copulatrice de la femelle.
Généralement les mâles meurent après l'accouplement tandis que les femelles fertilisées entreprennent le chemin du retour. C'est durant le parcours que les femelles vont pondre sur les
asclépiades puis mourir à leur tour. C'est cette génération, née "en route" qui va atteindre le Canada vers le mois de juin. Il est rare qu'un spécimen fasse entièrement le trajet de retour.
Ce n'est pas cette génération qui entreprendra une nouvelle migration à la fin de l'été, mais une nouvelle génération, née au Québec.
Les femelles pondent donc leurs œufs, jusqu'à 400, au dos des feuilles de diverses asclépiades, deux à trois semaines après l'accouplement. Les œufs, verdâtres, minuscules, sont maintenus en
position grâce à une sécrétion gluante. Les larves apparaissent, en fonction des conditions climatiques, de 3 à 10 jours après la ponte.
La chenille va alors se nourrir, nuit et jour, presque sans arrêt des feuilles de l'asclépiade. La chenille du monarque possède une paire de filaments noirs à chaque extrémité et son corps est
rayé de jaune, de noir et de blanc. Cette livrée aposématique est un avertissement pour les éventuels prédateurs, les avertissant de sa toxicité. Cette toxicité est acquise en consommant
l'asclépiade et perdurera même à l'état d'imago, mais cette toxicité diminue avec l'âge car l'imago ne mangue pas de feuilles d'asclépiade. La chenille muera cinq fois en deux semaines et pèsera
environ 2000 fois plus qu'à sa naissance.
Lors de la dernière mue la chenille confectionne un amas de soie et se suspend tête en bas, maintenue par sa dernière paire de pattes. C'est dans cette position que la chenille du monarque se
chrysalide. La chrysalide, lisse, vert jade est ornée de taches dorées au niveau des lignes de fracture. Deux semaines plus tard, l'imago apparaît.
A part l'activité humaine qui entraîne la diminution de l'asclépiade par le désherbage, le déboisement des forêts dans les lieux d'hivernage ou l'usage intensif des insecticides, le monarque
possède peu d'ennemis. Cependant c'est sur son site d'hibernation qu'il est le plus vulnérable, car d'une part il est moins toxique et d'autre part et est en état de léthargie. Il est alors
victime d'un certain nombre d'oiseaux comme les geais (Garrulus) ou les orioles (Icterus), d'araignées, de guêpes, de fourmis et d'une souris mexicaine (Peromyscus melanotis) qui se nourrit des
monarques tombés au sol, engourdis par le froid.
Kriss de Niort, le 07/01/2008
Crédit Photo
Auteur : Montgomery, Allen
Source : U.S. Fish and Willdlife Service
Statut : Domaine public
Voir aussi : les chenilles | le paon du jour | le
citron | le flambé | la chenille processionnaire du pin | la petite tortue | la cucullie de la camomille | le cossus gâte bois | l'apollon | le vulcain | le carte géographique | le gazé | le sphinx gazé | l'écaille chinée | le
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