L'oedipode soufrée Oedaleus decorus
L'oedipode soufrée (Oedaleus decorus) appelée
parfois criquet décoré, est un insecte qui appartient à la sous classe des ptérygotes (Pterygota), à l'infra classe des Orthopteroidea, à l'ordre des orthoptères (Orthoptera), au sous ordre des
caelifères (Caelifera), à l'infra ordre des Acridomorpha, à la super famille des acridoides (Acridoidea), à la famille des acrididés (Acrididae), à la sous famille des Oedipodinae
et au genre Oedaleus.
L'oedipode soufrée se divise en deux sous espèces :
• Oedaleus decorus decorus, l'espèce nominale appelée parfois Acrydium decorus,
• Oedaleus decorus asiaticus, lespèce asiatique appelée parfois Oedaleus asiaticus.
L'oedipode soufrée est un criquet présent en France le long de la côte atlantique, du Pays Basque jusqu'en limite de Bretagne où il est très rare ou disparu ainsi que sur tout le pourtour
méditerranéen, Corse comprise, et les Alpes. Son aire de répartition englobe les régions méditerranéennes, y compris l'Afrique du nord, et se poursuit en Asie tempérée (Caucasie, Mongolie,
Russie, Chine...). En Asie, c'est Oedaleus decorus asiaticus qui remplace Oedaleus decorus decorus.
L'habitat de l'oedipode soufrée se compose de pelouses sèches, de zones rocheuses, de dunes... C'est une espèce thermophile estivale adaptée aux habitats ouverts, xériques et à la végétation
sèche. L'oedipode soufrée a été observée jusqu'à 1500 mètres d'altitude.
L'oedipode soufrée est un phytophage qui se nourrit d'herbes et de mousses. L'espèce asiatique semble plus graminivore que l'espèce européenne. Dans de nombreux pays l'oedipode soufrée est
considérée comme un fléau agricole. En Algérie par exemple, un décret du 28/11/95 inclut l'oedipode soufrée dans la liste "B" qui regroupe les ennemis des végétaux dénommés fléaux agricoles
contre lesquels la lutte peut être rendue obligatoire lorsque leur niveau de pullulation met en péril les cultures et constitue un danger d'extension à l'échelle régionale ou nationale, du fait
de leur aptitude à la migration.
L'oedipode soufrée se présente sous
deux formes, une forme "verte" et une forme décolorée appelée " morphe testacée". Contrairement à ce que certaines pensent, la couleur n'a aucun rapport avec le sexe.
La taille de l'oedipode soufrée est assez variable, mais les femelles sont généralement plus grosses que les mâles. Le pronotum présente 4 bandes blanches ou jaunâtres qui forment une croix. Les
élytres possèdent deux grandes taches brunes à leur base. Les ailes postérieures sont transparentes. La tête de l'oedipode soufrée est ronde et le pronotum présente une forte carène médiane.
L'oedipode soufrée constitue un bon exemple de camouflage disruptif constitué d'une alternance de bandes et de taches qui rend difficile la distinction de ses véritables contours. Ceci ne
l'empêche cependant pas d'être victimes des mantes ou de plusieurs espèces d'oiseaux,
comme le faucon crécerellette (Falco naumanni) par exemple.
Bien que l'oedipode soufrée soit considérée comme un ravageur dans de nombreux pays, dans certaines régions, notamment en Europe (Bretagne, Auvergne, Valais...) sa présence diminue
dangereusement. En Bretagne par exemple l'oedipode soufrée n'a plus été observée depuis les années 1950.
Voir aussi : le rhinocéros | la lepture cordigère | les rhagies | le Minotaure Typhée | les blattes | Les mantes
religieuses | le frelon | La cigale | Le pentatome
rayé |Le graphosome ponctué | Le silphe à 4 points | la callidie sanguine | le clairon des abeilles | L'agapanthie des chardons | la cicindèle champêtre | Phytoecia coerulea | le cercope rouge sang |
Cercopis intermedia | cétoine hérissée | clyte
arqué | syrphe pyrastre | Mylabre à 4 points | Le purpuricène du chêne vert | Mante décolorée |
Punaise à damier | Mantispe commune |
Kriss de Niort, le 20 décembre 2007




