Pensée du Mont Cenis - Viola cenisia
La pensée du Mont Cenis (Viola cenisia
syn. Viola integrifolia) est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à l'ordre des violales, à la famille des violacées (Violaceae) et au genre viola. Dans la classification phylogénétique la famille des violacées est rattachée à l'ordre des
Malpighiales.
Contrairement à ce que pourrait laisser croire son nom, la pensée du Mont Cenis ne croît pas que sur le Mont Cenis. Cependant on ne la trouve que dans les Alpes en France, en Suisse et en Italie
et sur le Mont Ventoux (orophyte alpien occidental). La pensée du Mont Cenis serait également présente dans les Pyrénées orientales.
La pensée du Mont Cenis est une plante rare, herbacée, vivace, qui forme des touffes plus ou moins denses (hémicryptophyte cespiteuse). Elle est particulièrement adaptée aux rocailles et aux
éboulis calcaires non stabilisés et qu'elle colonise grâce aux stolons qu'elle développe. Elle croit entre 1000 et 2600 mètres d'altitude.
Les feuilles de la pensée du Mont Cenis sont vertes, alternes, simples, entières, pétiolées, légèrement charnues, avec des stipules foliacées. Les feuilles basales sont arrondies ou ovales, les
supérieures sont plus développées.
La tige, grêle, généralement glabre, de section cylindrique, est plus ou moins couchée et mesure de 5 à 15 centimètres.
La floraison intervient du mois de juin jusqu'au mois de septembre. Les fleurs, zygomorphes, hermaphrodites, solitaires, pédonculées, mesurent de 2 à 3 centimètres. Le calice est formé de 5
sépales ovales/lancéolés. La corolle est constituée de 5 pétales arrondis, libres (dialypétale), roses violacés, avec une gorge jaune. Les pétales latéraux sont rapprochés des pétales supérieurs.
L'androcée est constitué de 5 étamines. La fleur de la pensée du Mont Cenis possède un éperon grêle de 5 à 8 millimètres de long arqué et conique.
La pollinisation de la pensée du Mont Cenis est effectuée par les insectes (entomogame). Le fruit est une capsule pointue mesurant de 5 à 10 millimètres. La dissémination des graines est zoochore
(effectuée par les animaux) mais ce sont les fourmis qui assurent l'essentiel de la dispersion (myrmécochore).
En allemand la pensée du Mont Cenis s'appelle : Mont-Cenis-stiefmütterchen et en italien elle s'appelle : viola del Moncenisio.
Kriss de Niort, le 29/11/2007




