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Vautour Africain - Vautour à dos blanc

Gyps africanus


Photo Vautour Africain - Vautour à dos blanc (Gyps africanus) Le vautour à dos blanc, nommé également vautour africain ou vautour africain à dos blanc (Gyps africanus Syn. Pseudogyps africanus) est un oiseau rapace diurne appartenant à l'ordre des Accipitriformes (anciennement Falconiformes) à la famille des Accipitridés (Accipitridae) et au genre vautour (Gyps).

Le vautour à dos blanc est un vautour de l'ancien monde, le plus commun (population mondiale est estimée à 270000 individus) présent dans toute l'Afrique subsaharienne (à l'exception des déserts et de la forêt vierge) du Sénégal à la Somalie et l'Afrique du Sud et plus précisément dans les savanes boisées ouvertes riches en grands mammifères herbivores (zèbres, antilopes...).

Le vautour à dos blanc mesure près d'un mètre de hauteur pour une envergure atteignant 2,2 mètres. La femelle adulte pèse environ 6,5 kilogramme tandis que le mâle, plus petit n'en pèse que 4. Sa longévité en milieu naturel est estimée à 20 ans.

Le vautour à dos blanc possède une tête chauve et un long cou dénudé avec une collerette blanche à sa base. Ce long cou dénudé lui permet de rentrer la tête dans les carcasses lors de la curée sans salir son plumage.

Le vautour à dos blanc possède un plumage plutôt brun clair sur le dessus, de couleur irrégulière, le dessous des ailes et le dos sont blanchâtres et la queue, plutôt courte est noire. Le bec et les pattes sont gris/noir. Le ventre est blanchâtre (voir photo). Le plumage des juvéniles est plus foncé que celui des adultes.

Le vautour à dos blanc est un vautour très sociable à l'instinct grégaire. Il niche dans les arbres en colonies lâches et la curée rassemble parfois jusqu'à une centaine d'individus.

Le vautour à dos blanc est un rapace charognard qui se nourrit presque exclusivement de charognes qu'il détecte grâce à sa vue perçante en planant dans le ciel. Lorsqu'une carcasse est découverte, il semblerait que le vautour à dos blanc avertisse ses congénères pour partager le repas avec eux. Le vautour à dos blanc contribue au "nettoyage" de la savane.

La femelle pond de un œuf dans un petit nid situé dans les hautes bronches d'un arbre, souvent un acacia. Les deux parents se succèdent pour assurer l'incubation qui dure en moyenne 56 jours. Le premier envol interviendra vers l'âge de 120 à 130 jours. Les jeunes vautours conservent leur plumage juvénile, plus sombre et sans zones blanches, jusqu'à l'âge adulte, soit environ 4 à 5 ans.

L'UICN a passé le vautour à dos blanc de la catégorie "Préoccupation mineure" à la catégorie "Quasi menacé" sur sa liste rouge. Les raisons du déclin du vautour à dos blanc, mais elles ne sont pas spécifique à cette espèce, sont notamment : la perte de leur habitat, la collision avec les lignes à haute tension, la diminution du nombre de mammifères herbivores sauvages et l'empoisonnement de carcasses, même si au départ ce sont les chacals, hyènes et autres félins qui sont visés.

En allemand, le vautour à dos blanc se dit : bengalengeier, weissrückengeier ou weißrückengeier, en anglais : african whitebacked vulture ou white backed griffon, en danois : hvidrygget grib, en espagnol : buitre de espalada blanca ou buitre dorsiblanco africano, en estonien : savanni kaeluskotkas, en finnois : savannikorppikotka, en italien : avvoltoio dorsobianco, avvoltoio grifone minore ou grifone dorsobianco africano, en japonais : koshijirohagewashi, en lituanien : baltnugaris grifas, en néerlandais : bengaalse gier ou witruggier, en norvégien : Hvitryggribb, en polonais : sep afrykanski, en portugais : grifo do cabo, en suédois : vitryggad gam et en tchèque : sup africký.

Honneur à l'Afrique. Puisque le vautour à dos blanc est un vautour africain, je vous livre son nom dans diverses langues africaines : en afrikaans : witrugaasvoel, en kwangali (Angola, Namibie) : ekuvi, en shona (Botswana, Malawi, Zambie, Zimbabwe) : gora, en swahili (Burundi, Centrafrique, Congo-Kinshasa, Kenya, Mozambique, Ouganda et Rwanda) : tumbusi mgongo-mweupe, en tswana (Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Zimbabwe) : kopajammutla et en tsonga (Afrique du Sud, Mozambique, Swaziland, Zimbabwe) : koti.

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Voir aussi :
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Kriss de Niort, le 29 octobre 2007

 

 

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