Le vautour de l'Himalaya - (Gyps himalayensis)
Le vautour de l'Himalaya est un rapace diurne appartenant à l'ordre des Accipitriformes (anciennement falconiformes), à la famille des accipitridés (Accipitridae) et au genre
Gyps.
Dans la famille des accipitridés (Accipitridae) on retrouve la plupart des rapaces diurnes comme notamment les aigles, les autours, les busards, les circaètes, les éperviers, les gypaètes, les
milans, les pygargues, les serpentaires, les vautours…
L'aire de répartition du vautour de l'Himalaya s'étend tout au long de l'Himalaya et les régions montagneuses de l'Asie centrale : Afghanistan, Bhoutan, Chine, Inde, Kazakhstan, Kirghizistan,
Malaisie, Mongolie, Népal, Ouzbékistan, Pakistan, Singapour (exceptionnel), Tadjikistan, Thaïlande.
Le vautour de l'Himalaya est généralement sédentaire, mais quelques populations, notamment celles de l'Afghanistan et du Turkestan migrent vers le nord de l'Inde en hiver.
Le vautour de l'Himalaya adulte mesure environ 105 centimètres pour une envergure moyenne de 2,9 mètres. Son poids moyen avoisine les 10 kilogrammes (11 kg pour la femelle et 8,5 kg pour le mâle.
Ces mensurations en font le deuxième plus grand vautour de l'ancien monde. Le vautour de l'Himalaya peut vivre jusqu'à l'âge respectable de 70 ans.
Le vautour de l'Himalaya est un vautour typique. Sa tête est blanche, ainsi que son cou. La tête et le cou sont dépourvus de plumes, mais recouverts d'un duvet épais, utile pour affronter la
rigueur du climat. Le dessous des ailes et le ventre sont blanchâtres tandis que le dessus des ailes est noir, avec des reflets bleutés. La queue est courte. Les plumes du collier sont
désordonnées.
Le vautour de l'Himalaya est un charognard qui se nourrit principalement de carcasses d'animaux morts (les muscles et les viscères essentiellement) qu'il repère en planant à haute altitude, grâce
à sa vue perçante, dans les zones ouvertes, les ravins ou les crevasses. Généralement cette quête de proie s'effectue en groupe et lorsqu'une charogne est découverte cela donne lieu à une
curée.
Le vautour de l'Himalaya est un oiseau sociable qui vit en colonies lâches, généralement dans les falaises, jusqu'à 4000 mètres d'altitude. La femelle pond à la fin de l'hiver ou au début du
printemps un unique œuf dans un nid constitué de branchages.
Normalement le vautour de l'Himalaya est plutôt silencieux au repos, mais peut émettre des grognements et des sifflements, notamment à l'occasion des curées.
Croyance
Dans la religion Parsi, prêchée notamment par Zoroastre (Zarathoustra), il ne faut pas que les quatre éléments constitutifs de l'univers soient souillés par les cadavres. Aussi les morts sont
transportés dans des bâtiments isolés, appelés "Tours du silence" (dakhma) où les vautours, notamment les vautours de l'Himalaya débarrassent le corps des défunts de leurs chairs. Ainsi, les âmes
des défunts arrivent au paradis ou en enfer, suivant le côté de la tête qui a été attaqué en premier par les vautours. Cette pratique a encore lieu dans certaines régions de l'Inde, mais était
couramment pratiquée dans de nombreux pays.
Au Tibet une grande partie de l'année il n'est pas possible d'enterrer les morts dans le sol gelé. D'autre part, les cadavres ne peuvent pas être incinérés, faute de bois. Lorsque les familles
endeuillées avaient terminé leurs rites funéraires, elles confiaient le corps du défunt à un "éliminateur" chargé de nourrir les vautours et de veiller à ce que tout ait bien été consommé.
Chez les bouddhistes le vautour joue également un rôle important dans la théorie de la réincarnation.
Le vautour de l'Himalaya s'appelle himalayan griffon en anglais, schneegeier en allemand, himalayagrib en danois, buitre del Himalaya en espagnol, grifone dell'Himalaya en italien, sneeuwgier en
néerlandais, sep himalajski en polonais, snögam en suédois, sup himálajský en tchèque.
Voir aussi : le harfang des neiges | le faisan de Colchide |
les pélicans | le guide des chants d'oiseaux | la huppe fasciée | la perruche souris | le vautour fauve | chouettes et hiboux | les corbeaux | le fou de Bassan | le grand albatros | le macareux moine | les hirondelles | les oiseaux de mon jardin | Faisan hoki bleu | Aigle bateleur | Aigle impérial | Vautour percnoptère | Echasse blanche | Effraie des clochers | Le pygargue à tête blanche | Le pygargue vocifère | Le milan noir | La céréopse cendrée | Le condor des Andes |
Kriss de Niort, le 16 octobre 2007




