Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Effraie des clochers – Chouette effraie

Tyto alba


Photo Effraie des clochers – Chouette effraie (Tyto alba) L'effraie des clochers (Tyto alba), appelée également chouette effraie, "dame blanche" ou encore "chat huant" est un oiseau appartenant à l'ordre des strigiformes, à la famille des Tytonidae, à la sous famille des Tytoninae et au genre Tyto.

L'ordre des strigiformes rassemble les strigidés (Strigidae) comme par exemple le harfang des neiges, la chouette-pêcheuse de Pel, les chevêches et chevêchettes, les petits, moyens et grands ducs, les nyctales, les ninoxes... et les tytonidés (Tytonidae) comme les phodiles (Phodile de Prigogine et Phodile calong) et bien évidemment les effraies (Effraie dorée, Effraie masquée, Effraie des Tanimbar, Effraie de Minahassa...). Il est à noter que parmi les tytonidés, seule l'effraie des clochers est présente en Europe.

Du coup l'appellation de "chouette effraie" est un peu usurpée et il vaut mieux utiliser le terme de "effraie des clochers" qui est plus approprié. D'ailleurs la Commission internationale des noms français d'oiseaux (Cinfo) réserve le nom de chouette à certaines espèces de strigidés.

L'effraie des clochers est présente sur pratiquement tous les continents (à l'exception de l'Antarctique et de quelques îles).

Compte tenu de la répartition planétaire de l'effraie des clochers, il existe de nombreuses sous espèces d'effraies des clochers, divisées en deux groupes. Je vous en livre ici quelques-unes. Le goupe Tyto alba avec Tyto alba alba, qui est la sous espèce nominale, avec : Tyto alba affinis, Tyto alba bargei, Tyto alba bellonae, Tyto alba bondi, Tyto alba contempta, Tyto alba crassirostris, Tyto alba crypta, Tyto alba delicatula, Tyto alba deroepstorffi, Tyto alba detorta, Tyto alba erlangeri, Tyto alba ernesti, Tyto alba furcata, Tyto alba gracilirostris, Tyto alba guatemalae, Tyto alba guttata, Tyto alba hellmayri, Tyto alba hypermetra, Tyto alba interposita, Tyto alba javanica, Tyto alba lucayana, Tyto alba lulu, Tyto alba meeki, Tyto alba microsticta, Tyto alba niveicauda, Tyto alba poensis, Tyto alba pratincola, Tyto alba punctatissima, Tyto alba schmitzi, Tyto alba stertens, Tyto alba stictica, Tyto alba subandeana, Tyto alba sumbaensis, Tyto alba thomensis, Tyto alba tuidara et le groupe Tyto glaucops représenté par Tyto glaucops glaucops, Tyto glaucops insularis et Tyto glaucops nigrescen.

L'effraie des clochers adulte mesure de 35 à 39 centimètres de long pour une envergure de 90 à 95 centimètres et un poids moyen de 330 grammes. Le mâle est légèrement plus grand et plus gros que la femelle. La longévité en milieu naturel varie suivant les estimations de 13 à 18 ans.

L'effraie des clochers est caractérisée par un disque facial de couleur blanchâtre, vaguement cordiforme avec une pointe inférieure arrondie et un poitrail également blanchâtre. Le dessous des ailes est également blanc. Les yeux sont fixes, c'est la tête, fortement mobile qui bouge. Le dessus de la tête, le dos et le dessus des ailes est brun orangé et gris avec de petites taches plus sombres contenant un ocelle.

Les pattes de l'effraie des clochers sont couvertes de plumes blanches et possèdent des serres puissantes, utiles pour la préhension des proies.

L'effraie des clochers niche dans les clochers (vous l'auriez deviné), les granges, les hangars, les cavités naturelles des rochers ou les creux des arbres. L'effraie des clochers privilégie les endroits où elle pourra facilement trouver sa nourriture, comme les plaines par exemple et les abords de villages ou de petites villes où les espaces cultivés ouverts et les prairies ne sont jamais très loin.

La période de nidification de l'effraie des clochers s'étend généralement de mars à juillet. Pour construire son nid, l'effraie des clochers va au plus vite. La plupart du temps la femelle pond ses œufs au milieu des pelotes de réjection, ou du moins à même le "plancher" de son nid. Il y a une couvée par an, parfois deux et exceptionnellement trois, ceci étant étroitement lié avec l'abondance de la nourriture. Chaque couvée comporte de 5 à 7 œufs (un œuf tous les deux ou trois jours) que la femelle couve seule pendant 4 à 5 semaines. Le mâle assure le nourrissage de la femelle pendant toute la durée de la couvaison. Plus tard c'est le couple qui nourrira les oisillons. Des couvées exceptionnelles de 15 œufs ont été observées. Deux mois plus tard (parfois un peu plus), les jeunes effraies prennent leur envol. Les petits deviennent indépendants un mois environ après leur premier envol.

Les jeunes effraies des clochers qui quittent le nid vont s'établir à une petite dizaine de kilomètres (guère plus), dans un site propice où ils resteront tant qu'il y a de la nourriture en abondance. Ils chercheront une compagne pour créer un couple pour la vie (oui la fidélité ça existe).

Bien que sédentaires les effraies des clochers effectuent parfois de grandes migrations de plusieurs centaines de kilomètres, voire de plus de 1000 kilomètres.

L'effraie des clochers chasse généralement au crépuscule et la nuit. Elle se nourrit de musaraignes, de campagnols, de mulots, de souris, parfois de lapereaux, de batraciens et de petits oiseaux. L'effraie des clochers est un très bon chasseur mini d'armes très efficaces, une vue très perçante, une ouïe très développée, un vol silencieux et des serres puissantes. L'effraie des clochers chasse souvent en vol, mais peut se mettre également à l'affut pour surveiller les environs. Les proies sont avalées entières. Les parties indigestes (os, bec, ongles, plumes, poils...) sont rejetées sous forme de pelotes. En étudiant ces pelotes il est facile d'en déduire la nourriture qui a été absorbée.

Les populations d'effraies des clochers sont en forte régression. En effet elles sont victimes des activités humaines en tout genre : automobile, fils électriques, chasseurs, mais aussi de la perte de leur habitat : fermeture des clochers (à cause des pigeons par exemple), disparition des granges et des ruines...

Si vous voyagez, voici comment se dit "effraie des clochers" dans diverses langues. En albanais : kukuvajka mjekëroshe, en allemand : schleiereule ou kirch-eule, en anglais: barn owl, common barn-owl, monkey-faced owl ou church owl, en croate : kukuvija, en danois : slørugle, en espagnol : lechuza, lechuza común, lechuza blanca, lechuza de campanario ou lechuza ratonera, en estonien : loorkakk, en finnois : tornipöllö, en hongrois : gyöngybagoly, en indonésien : serak, en islandais : Turnugla, en italien : barbagianni, en japonais : menfukurou, en lituanien : liepsnotoji pelėda, en letton : plîvurpûce, en malgache : hekoheko, heko-heko, tararaka, vorondola ou vorondolo, en malais : jampuk putih, en maltais : barbaġann, en néerlandais : kerkuil, norvégien : tårnugle, en polonais: płomykówka ou płomykówka zwyczajna, en portugais : coruja das torres, coruja-branca, coruja-católica, coruja-da-igreja, coruja-das-torres, coruja-de-igreja, mocho-das-cavernas, rasga-mortalha, sondaia, suiná, suinara, suindara, tuidara ou tuinda, en roumain : striga, en russe: sipukha, en slovaque : plamienka driemavá, en slovène: pegasta sova, en serbe: kukuvija, kukuvija obicna ou kukuvija obična, en suédois: tornuggla, en tchèque: sova pálená ou sova pálná et en turc peçeli baykuş.


Voir aussi :
le harfang des neiges | le faisan de Colchide | les pélicans | le guide des chants d'oiseaux | la huppe fasciée | la perruche souris | le vautour fauve | chouettes et hiboux | les corbeaux | le fou de Bassan | le grand albatros | le macareux moine | les hirondelles | les oiseaux de mon jardin | Faisan hoki bleu | Aigle bateleur | Aigle impérial | Vautour percnoptère |


Kriss de Niort, le 19 août 2007

 

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Rechercher

Publicité

Divers

Site optimisé pour un écran 1280x800 et sous Mozilla Firefox et Internet Explorer
Conception et Design Mélanie Dupuis
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus