Auto et CO2
A l'heure où débute le salon de Francfort, j'ai
envie de pousser un coup de gueule. Où en est-on aujourd'hui en matière de lutte contre les émissions de CO2 ?
A vrai dire, il y a eu peu d'avancées et les grands constructeurs automobile font comprendre à mi-mot qu'ils ne pourront probablement pas tenir leurs engagements. En effet, ils s'étaient engagés
sur le fait qu'en 2008 les émissions moyennes des constructeurs seraient de 140 grammes de CO2 par kilomètre parcouru. A ce jour, on atteint poussivement 160 grammes, soit à peine moins qu'en
2005. Ne parlons même pas de l'objectif de 120 grammes pour 2012 qui semble aujourd'hui inatteignable aux constructeurs…
Quelle est la cause de cette stagnation ? Pour défendre un peu les constructeurs, je dirai que c'est en partie dû au fait que les automobilistes veulent toujours des véhicules de plus en plus
puissants et confortables, climatisés, et dotés de plein de gadgets. Tous ces accessoires consomment de l'énergie et pèsent sur le bilan global. D'un autre côté je n'ai jamais senti les
constructeurs vraiment concernés par le sujet, mais peut-être que je me trompe.
A l'occasion des salons, ici et là, on nous présente à grand renfort de tapage et de spots publicitaires des prototypes, des concept cars et autres babioles. Toute les marques possèdent ce genre
de véhicule "vitrine" qu'il est de bon ton de mettre en avant.
On nous parle de biocarburants, de diester, de bio-éthanol, de méthanol, de bio-butanol et autres, mais vous en voyez beaucoup de véhicules qui roulent avec ces
biocarburants ? Vous en voyez beaucoup des pompes à essence qui en délivrent ? Et je ne m'attarderais pas sur le fait que pour moi, ce n'est pas une solution, ceci a déjà été exposé dans ce
blog…
Alors quelles pistes reste-t-il à nos constructeurs ? Il y a les moteurs électriques, mais la difficulté actuelle est l'autonomie peu importante des batteries. Des progrès ont été réalisés au
niveau des batteries, mais il reste beaucoup à faire. Et même cette solution peut s'avérer être une mauvaise solution si l'énergie produite pour charger les batteries n'est pas de l'énergie
renouvelable.
Il reste l'hydrogène, mais on a à peine passé le cap de l'expérimentation, et les moteurs actuels ne sont pas encore "propres". Il reste également le problème de la production de l'hydrogène
(l'électrolyse consomme beaucoup d'électricité) et de son stockage sur les automobiles…
On le voit, les voitures propres ne sont pas prêtes à voir le jour dans l'immédiat, et les solutions proposées aujourd'hui, moteurs hybrides ou autre, ne sont que de petits pansements destinés à
cacher une plaie que personne ne veut désinfecter…
Kriss de Niort, le 11/09/2007
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