Dipladenia sanderi - Mandevilla sanderi
Jasmin du Brésil
Le Mandevilla sanderi nommé aussi
Dipladenia sanderi est une plante vivace angiosperme dicotylédone appartenant à l'ordre des Gentianales et à la famille des Apocynacées (Apocynaceae) et au genre Mandevilla.
A la place de mandévilla (on dit aussi mandévilléa), vous entendrez souvent parler de dipladénia. Ces deux termes désignent le même genre de plante. En effet Dipladenia est l'ancien nom du genre
Mandevilla. Il faut savoir que les changements de noms, de genre, d'espèces sont courants en botanique, entrainant souvent des confusions, surtout dans le public. Les termes Mandevilla et
Dipladenia vont donc coexister un long moment encore.
Compte tenu de son origine, l'Amérique tropicale et plus précisément la Bolivie et le Brésil, la culture du Mandevilla sanderi n'est pas des plus aisées. En effet, c'est une plante qui demande
une bonne exposition à la lumière et à la chaleur, mais aussi une bonne humidité de l'air. En fonction de votre climat le Mandevilla sanderi sera donc cultivé en intérieur (appartement ou serre)
ou en extérieur, et si vous avez des températures hivernales inférieures à 10°C privilégiez la culture en pot afin de mettre le Mandevilla sanderi à l'abri. Notez que si la température va en
dessous de 10°C, c'est seulement la partie aérienne qui disparaît, mais son tubercule subsiste. Il donnera de nouvelles pousses au printemps (s'il n'a pas gelé). Pendant la floraison, et en
fonction de l'orientation et de la nature du sol, arrosez 2 à 3 fois par semaine avec une eau non calcaire. En hiver il conviendra de réduire les arrosages et les apports d'engrais.
Le Mandevilla sanderi doit être cultivé dans un sol neutre (ni trop calcaire, ni trop acide), de préférence dans un bon terreau bien drainé. Cultivé dans des conditions optimales votre Mandevilla
sanderi peut atteindre 4 mètres de hauteur (c'est une liane qui peut dépasser 6 mètres dans son milieu naturel, et qui peut grandir de 60 centimètre par an), il faut donc prévoir un palissage
pour soutenir ses tiges frêles. La plantation ou le rempotage s'effectue généralement au printemps, de préférence avant la floraison.
Le Mandevilla sanderi possède des feuilles persistantes coriaces, simples, entières, opposées, rougeâtres lors de leur apparition, puis prenant une teinte verte avec une face supérieure
vernissée.
Le Mandevilla sanderi est surtout cultivé pour ses fleurs en trompette qui apparaissent du mois d'avril au mois de septembre (parfois jusqu'en novembre), en petites grappes terminales. Les fleurs
sont composées d'une corolle en forme d'entonnoir dont l'ouverture présente cinq lobes se terminant par une fine pointe. La couleur des pétales est généralement rose, mais il existe de nombreuses
variétés et hybrides qui permettent d'avoir des fleurs blanches, jaunes, rouges, oranges avec souvent des gorges de couleur différente. Les fleurs peuvent mesurer jusqu'à 8 centimètres de long
pour un diamètre de 6 centimètre.
La multiplication du Mandevilla sanderi n'est pas aisée pour un jardinier amateur. Elle peut s'effectuer par semis sous serre chaude ou par bouturage. Lors de cette opération, vous remarquerez
qu'à l'endroit de la coupure un latex s'écoule de la plante. Prenez des précautions car ce liquide est toxique et évitez de porter vos mais à vos yeux.
Pour conserver une belle forme à votre Mandevilla sanderi, vous pouvez le rabattre à 3 ou 4 yeux, dès la floraison terminée. Inutile de laisser fructifier le Mandevilla sanderi, car les fruits ne
présentent pas d'intérêt, sauf bien évidemment si vous voulez récolter des graines. Le fait de rabattre la plante va favoriser la pousse de nouvelles tiges, et comme les fleurs apparaissent sur
les rameaux de l'année, votre floraison n'en sera que plus abondante.
Le Mandevilla sanderi peut être victime d'attaques de cochenilles, d'aleurodes et d'araignées rouges. Prenez donc toutes les précautions d'usage, et en cas d'infestation utilisez de préférence
des produits naturels ou biologiques.
En savoir plus sur le genre Mandevilla ou Dipladenia
Voir aussi : la pivoine | la glycine | l'herbe de
la pampa | l'acanthe molle | la passiflore | le
cognassier du Japon | la liatride à épis | le doronic du Caucase | le yucca filamenteux | hibiscus piment | lis des steppes | l'amsonie bleue | coleus | coeur de Marie | les oxalis | oxalis
triangularis | agapanthus africanus | les agapanthes | les
astilbes | le genre Mandevilla | argémone mexicaine |
Kriss de Niort, le 28 août 2007




